Direction de la communication et des relations publiques Tél. 04 90 49 37 92

Arles agenda

Expositions de Serge Assier

Exposition / Musée - Du 27 juin au 15 août 2018

Expositions de Serge Assier

Entre le In et le Off, " Oppède-Le-Vieux, souvenirs d'enfance 1946-2018" et " Hommage à René Char ", deux expositions de Serge Assier sont présentées à la Maison de la vie associative.

Oppède-le-Vieux, entre force et authenticité.

« Ce n’est peut-être pas un hasard si Image est l’anagramme de Magie. » – Georges Méliès

Il est des lieux dont on se souvient toute une vie, qui laissent des traces – une empreinte : ce sont les lieux de l’enfance, des origines, des premiers moments, ceux où l’on a grandi. Lieu placentaire, lieu de gestation, lieu primordial, berceau familial, il suffit de se rendre compte de l’importance du lieu de l’enfance, lorsqu’après un nécessaire exil, vient le retour : l’émotion, les souvenirs affluent. Quelque chose de nous est resté là, imprégné dans les lieux.

Ce retour, point de rencontre entre le présent et le passé, nous émeut. L’on prend alors conscience de la distance qui nous sépare de l’enfance – paradis perdu – du chemin parcouru, de l’attachement aux lieux. C’est une plongée au plus profond de l’intime. L’on se retrouve un peu soi-même ; l’on se découvre être nouveau. Le passé résonne alors comme un lointain écho. Visages familiers apparaissent – proches disparus, amis perdus de vue. Voix connues. Images, mots, moments, surgissent à la conscience, dans un même mouvement.

Oppède-le-Vieux – petit village du Luberon, perché, préservé, suspendu entre le bleu du ciel, le vert de sa végétation, ses forêts, le blanc de ses rochers, baigné de cette lumière, que l’on ne trouve qu’en Provence, dans le Sud de la France, où le soleil est roi et dicte sa loi.

Toute la palette du peintre y est concentré. Comment ne pas penser à Nicolas de Staël ? Lumière foudroyée, dont le château domine les hauteurs de Ménerbes. Tout près. « Un peu de bleu et beaucoup de blanc », ou l’inverse, appliqués à couteaux tirés, en aplats, et des rouges incandescents – comme autant de fruits mûrs écrasés sur la toile, pour celui qui, toute sa vie, cherchera à rendre l’intensité de la lumière, la densité de la couleur et de la matière. Lumière foudroyante, parfois aveuglante, couleurs fulgurantes, éclaboussent la toile. Le feu, dérobé aux dieux, s’invite dans la peinture. Mais trop de beauté brûle. Le peintre se consume, désespère, de rendre compte de ce qu’il voit.

Non loin d’Oppède-le-Vieux, le poète écrit, lui aussi, à la gloire de la lumière. Le minéral et le végétal, les pierres et les rochers, les rivières : la nature est célébrée. C’est le « chant du monde » qui se fait entendre, dira le romancier. Comment ne pas songer aussi à René Char, familier des lieux ? À Jean Giono, « voyageur immobile », auteur lui-même d’un ouvrage sur Oppède ? À tous ceux, peintres, écrivains, poètes, qui ont trouvé l’inspiration dans cette région : le Luberon ?

Lieu : Maison de la vie asssociative

Dates : Du mercredi 27 juin au mercredi 15 août 2018

Heure : de 9h à 19h

Téléphone : 04 90 93 53 75

Courriel : mdva@ville-arles.fr

Site internet : www.arlesasso.fr

Tarif : entrée libre