Direction de la communication et des relations publiques Tél. 04 90 49 37 92

Les institutions culturelles et les associations adaptent leur programmation pour vous accueillir en respectant les mesures de protection face au coronavirus.

Samedi 8 août, 21h00

" Let's get lost "

Le film " Let's get lost " de Bruce Weber, consacré à Chet Baker. est présenté dans le cadre de la programmation " Chamade " d'Ecrans sauvages.

Le film " Let's get lost " de Bruce Weber, consacré à Chet Baker. est présenté dans le cadre de la programmation " Chamade " d'Ecrans sauvages.

Bruce Weber dresse un portrait du trompettiste et chanteur de jazz Chet Baker, filmé l'année précédant sa mort. Un film en noir et blanc fait d’images de films, de concerts, de témoignages.
Lorsque les musiciens parlent de lui, c’est le génie qui ressort. Un virtuose reconnu comme l’un des plus grands jazzmen par ses pairs. Le trompettiste démarre sa carrière par la grande porte, en étant incorporé aux orchestres de Stan Getz et Charlie Parker. Le travail, il ne connaît pas. Ses répétitions, il les fait sur scène. Le talent coule dans ses veines. Il possède une foi totale en son don et ne doute pas de tout rendre mélodieux.
Sans complaisance, ses parents, ses compagnes, ses amis, témoignent et nous montrent un personnage à la fois génial et destructeur, séducteur et manipulateur. Quand est-il sincère, quand joue t-il l’acteur.
Le Speedball (mélange de cocaïne et d’héroïne) est son cocktail préféré, dont il abuse violemment tout au long de sa vie. Chet plane dans son monde.
Le corps décharné, la gueule ravagée par la drogue, les dents et la mâchoire cassés lors d’une attaque par des dealers, Chet Baker passera l’autre partie de sa vie à lutter contre cette dépendance.
A travers cette matière magnifiquement montée et très cinématographique, le film trouve un rythme à la fois langoureux, mélancolique. Chet Baker traverse ce film comme un fantôme à la voix envoûtante, douce et suave.

Let's get lost : 1h35 - 1988.