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31 juillet - 15 août

Surface sensible, Fabienne Beitz

Il y a quelques années, je reçois de mon père un projecteur avec des diapositives de mon enfance. Dans ces images que je redécouvre la réalité trouble et douloureuse de mon passé est invisible.

Il y a quelques années, je reçois de mon père un projecteur avec des diapositives de mon enfance. Dans ces images que je redécouvre la réalité trouble et douloureuse de mon passé est invisible.

Il y a quelques années, je reçois de mon père un projecteur avec des diapositives de mon enfance. Dans ces images que je redécouvre et qui sont à priori anodines, la réalité trouble et douloureuse de mon passé est invisible.

Je décide alors de réaliser des prises de vue en intégrant à ces images sous les traits de l’adulte que je suis devenue ce qui constitue pour moi l’envers du décor.

Nous sommes entre 2018 et 2019.

En France, une actrice célèbre s’exprime sur Médiapart. Son enfance au contact d’adultes qui confondent amour et emprise résonne en moi et me bouleverse.

Durant la même période, mon père va mal. Atteint des maladies de Parkinson et d’Alzheimer, il a besoin d’assistance et intègre une maison spécialisée. Il va partir. Bientôt.

Dans une sorte d’urgence, je décide d’aller lui rendre ce que je ne veux plus porter avant qu’il s’en aille.

Je lui écris une longue lettre et me rends à son chevet.

Le matin de ma venue, il ne me reconnait pas et ne se souvient pas de mon prénom.

Cependant, la lecture de ma lettre, à ma grande stupéfaction, provoque chez lui un retour à la conscience tout à fait inattendu et permet un apaisement mutuel in extremis.

C’est le témoignage de mon enfance et cette prise de parole que je raconte ici en image.

Mon père décède un mois et demi plus tard.